SCREAMING LORD SUTCH & THE SAVAGES

22 février 2011

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Festival de Brean (Angleterre), en avril 1990

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Michel MORLEY MC LEAN:

"Ci-joint 2 photos prises lors du festival de Brean (Angleterre) en avril 1990. Durant ce festival j'ai eu la chance de le rencontrer dans le hall des stands et lui ai demandé qu'il me dédicace une photo publicitaire. Il était accompagné d'une française."

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Festival de Weymouth (Angleterre), en avril 1985

Sutch_Festival_de_Weym_en_avril_85Le pianiste "borgne" Freddie Fingers Lee, reconnaissable par son "eye patch" de pirate à l'oeil gauche, fut un des plus fidèles compagnons de route de Screaming Lord Sutch pendant plus de 4 décennies. 

Le Freddie Fingers Lee Band, avec le légendaire "Wild" Bob Burgos à la batterie, se produisait en attraction principale, le premier jour du festival de Weymouth, au Sud de l'Angleterre, un vendredi d'avril 1985.

Comme s'en souvient Michel MORLEY MC LEAN, qui a pris les photos illustant l'anecdote, Lord Sutch rejoint la prestation son ancien pianiste et tous les deux ont "foutu le bordel" sur scène. Lord Sutch commença, comme le montre la photo, à démonter le plafond de la salle au grand désespoir de l'organisateur Johnny Hale qui dut faire intervenir le service d'ordre pour le stopper...

Ce petit incident n'empêcha pas Screaming Lord Sutch de se produire à son tour avec son groupe ce même vendredi...

Le cachet ainsi gagné a du servir à payer les réparations, comme d'habitude...

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Festival de Provins, fin Juin 1966

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Avant de s'envoler vers l'Italie pour une tournée de 3 mois, Screaming Lord Sutch et ses Savages participèrent au festival de Provins, à 77 km au sud de Paris, à la même affiche que les Yardbirds, les Small Faces et Simon & Garfunkel, le 27 Juin 1966.

Ce fut un des premiers concerts des Yardbirds réunissant les 2 guitar heroes Jeff Beck et Jimmy Page comme se souvient Ronnie Harwood. Ce dernier affirme même qu'à la fin du concert de Screaming Lord Sutch et son groupe, Steve Marriott le leader des Small Faces, impressionné par leur prestation, désirait rejoindre les Savages (peut-être

un peu trop exagéré de sa part???).

Toujours est-il qu'il existe une vidéo témoignant de leurs exploits sous les yeux quelque peu

ébahis d'Alain Peyrefitte, alors maire de Provins. 

http://www.dailymotion.com/video/xeupu6_screaming-lord-sutch-medley-1966_music

Dans cette vidéo de 9 mn et 15 secondes, tournée dans la cour du château de Provins, Screaming Lord Sutch et les Savages clôturent le festival en soirée, en reprenant 3 des plus grands classiques du Blues et du Rock’n’Roll: "Roll Over Beethoven" de Chuck Berry, "Honey Hush" de Big Joe Turner et "Good Golly Miss Molly" de Little Richard.   

Entre chacun de ces morceaux, pendant que Screaming Lord Sutch change de déguisement, les Savages font patienter l'auditoire en interprètant des instrumentaux à rallonge, soit s'inspirant de tubes du moment tel que "You Really Got Me" des Kinks ou "Green Onions" des Booker T & MG's, soit de leur propre cru.

La section rythmique des Savages qui s'exécute ainsi est celle que le bassiste Ronnie Harwood assembla à Rouen, à savoir, le batteur Pete Phillipps et le guitariste George «Smelly», augmenté des saxophonistes Pete Green et Pete Newman. Ce dernier est, en fait, un revenant puisque c'est lui qui interprétait déjà les solos de saxophone sur les premiers disques de Screaming Lord Sutch, notamment sur "Til The Following Night". Il fit également partie des Pirates de Johnny Kidd (The Fabulous Fred Heath Band) et des Tornados. Au momentDave Sutch retrouva sa trace, il venait de former une des formations soul Britanniques les plus prometteuses, les Felder’s Orioles. D'où sa prédilection pour le baryton. Au saxophone ténor, interprétant un solo sur “Honey Hush”, allongé sur le sol: Pete Green, un transfuge du groupe Ecossais John O'Hara & The Playboys. George «Smelly» n'est pas le véritable nom du guitariste que l'on voit imiter la démarche de Chuck Berry par moment. Il s'agit du surnom que ces compagnons de route lui ont affublé en raison de sa forte odeur corporelle. Ronnie Harwood rapporte, à ce sujet, que Pete Phillipps, à bout de nez, lui vaporisa tout le contenu d'un désodorant dans le van, la veille du festival.

On peut néanmoins s'étonner de ne pas y entendre "The Train Kept A' Rollin'" de Tim Bradshaw qu'ils avaient enregistré l’année précédante. Sans doute que le caméra en a profité pour changer de bobine ou assouvir un besoin pressant. À moins qu’étant donné que les Yardbirds l'avaient déjà interprété plutôt dans l'après-midi ("Stroll on"), ils aient jugé préférable de ne pas le jouer.

Dans la 2ème partie de son spectacle, Dave Sutch revient sur scène en tenue de Tarzan, armé de sa hache géante avec laquelle il commence par saborder une partie de la batterie puis pourchasse tour à tour Pete Green et Pete Phillipps après les avoir désigné du doigt. Ils entament ainsi des course-poursuites à travers la scène...

Après s'être gratté les aisselles, Sutch revêt un casque de pompier allemand (souvenir d'Oldenburg en 65?) sur lequel Pete Phillipps poursuit son solo de batterie...  Enfin, les Savages clôturent seuls le set avec un instrumental reprenant la rythmique de "Green Onions".  

À en juger par cette vidéo, les pitreries de Screaming Lord Sutch ne semblent amuser que les enfants et les très jeunes adolescents présents en grand nombre dans le public. Ils sont les seuls à rire aux éclats en le voyant gesticuler dans tous les sens et mollester ses musiciens. On ne peut pas en dire des adultes ou personnes agées qui les accompagnent... et qui semblent trouver le temps un peu long... C'est tout de même autre chose que "Bonne nuit les enfants!" Non?!

Le festival fut filmé dans le cadre de l'émission "Music Hall de France" de Michèle Arnaud, le lundi 27 Juin 1966, et retransmis à l'ORTF, un mois plus tard, le 22 Juillet 1966.

 

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Les Oubliettes, haut lieu du Rock Rouennais

Lord_Sutch_et_HectorSelon le bassiste Ronnie Harwood, les Savages se séparèrent après les concerts à l’Olympia de Paris et à Rouen, puis un promoteur Français lui demanda de former un nouveau groupe avec le batteur Peter Phillipps et le guitariste George «Smelly» pour un engagement d'une semaine dans un club Rouennais.

Selon Pete Phillipps, la même formation des Savages aurait ainsi joué aux Oubliettes à Rouen, et dans des clubs parisiens: le Top Ten Club (anciennement Le Mimi Pinson) sur les Champs Elysées et La Locomotive, près du Moulin rouge.

"Les Oubliettes" était une discothèque destinée à une clientèle jeune et branchée Rock aménagée dans la cave voûtée d'un restaurant, situé sur la Place Cauchoise, dans le centre-ville de Rouen.

Elle était alors gérée par Jacky Gaillard, un entrepreneur de spectacles Rock à la tête de tout un réseau d'établissements musicaux sur la région Rouennaise dont "La Lyre" et "Le Palladium" à St Adrien.

Il en conserva la scène et l'atmosphère moyennageuse: un cadre inhabituel de voûte de pierre blanche, un grand bar tout en longueur, habillé de tentures rouges et des candélabres... cadre idéal pour les spectacles de Screaming Lord Sutch!

Ce fut un des premiers lieux en province où se produisirent Jacques Dutronc et Joe Dassin.

La majeure partie de la programmation des Oubliettes provenait cependant de la "filière anglaise" développée par Jean Besnard, le gérant du "Relais de la Poste" à Fontenay-St-Père et organisateur de concours Rock. Ce dernier importait des groupes anglais via la ligne maritime Newhaven-Dieppe, pour les faire jouer à Rouen (aux Oubliettes, au Palladium, aux Fontaines de Bacchus ou au café de la bourse), puis les faire monter sur la région parisienne (au Golf Drouot ou à La Locomotive).

À part Screaming Lord Sutch et ses Savages, les jeunes Rouennais purent ainsi découvrire avant les autres les Troggs, les Guns, Ainsley Dunbar Reliatation, Taste (avec Rory Gallagher), les Pandora’s Box...


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Screamin' Lord Sutch à l'Olympia

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Screamin' Lord Sutch et ses Savages revinrent jouer en France à diverses reprises durant l’année 1966: d'abord

à l’Olympia de Paris; puis aux Oubliettes de Rouen; au festival de Provins; et au Palais d'hiver de Lyon.

 

Peu de temps après la sortie de son 7ème simple, "All Black And Hairy" / "The Cheat " (CBS 202080), Screamin' Lord Sutch et sa bande firent l'objet d'un musicorama à l'Olympia en 1966.

Cette fois-ci, sa horde de Savages se composait de 3 membres des Universals de Chris Lamb - le batteur Carlo Little, le guitariste Bill Parkinson, le tromboniste Brian Keith - et du bassiste Ronnie Harwood, assurant l'intérim après le départ de John Lawson.

 

Là encore Screamin' Lord Sutch ne manqua de passer inaperçu et de mobiliser les agents de police présents sur place en improvisant une séance d'escrime avec Brian Keith sur le tarmac de l'Aéroport d'Orly.

Une fois de plus il dut encore s'expliquer au poste où sa garde à vue fut écourtée pour cause de spectacle... à l’Olympia, l'une des salles les plus prestigieuses que comptait l'héxagone à l’époque!

S'y produisait-il en tant que vedette américaine ou vedette anglaise, plus personne ne le sait aujourd'hui.

Tout ce dont se souvient le guitariste Bill Parkinson c'est que le public y était majoritairement composé de "Beatniks".

Premières retombées du phénomène "Antoine"? N'oublions pas que ce dernier et Bob Dylan les y avaient précédé le mois précédant.

 

Après le concert, Dave Sutch a pu s'offrir avec le cachet ainsi gagné une grande chambre pour lui tout seul alors que ses 4 musiciens et leur roadie durent s'entasser dans une des plus petites - dotée d'un seul lit - que comprenait l'hôtel.

 

Le lendemain, la troupe embarquait pour Rouen...

 

 

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26 octobre 2010

Les aventures du Lord aux longs cheveux

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Screamin' Lord Sutch joue au Golf...Drouot

LordSutch_SavagesGolfDrouot1965_KDVEn Juin 1965, Screamin' Lord Sutch et ses Savages effectuaient leur second séjour en France, pour promouvoir leur dernier disque qui comprenait "The Train Kept-A-Rollin" et "Honey Hush." Cette fois-ci, ils se produisirent dans 3 des principaux lieux alors consacrés au Rock'n'Roll à Paris: La Locomotive le 13, Le Golf Drouot le 15, et le Mimi Pinson, près des Champs Elysées.

Robert M., un habitué du Golf et de La Loco, nous fait part de son témoignage. Il était dans le public, le soir du 15 Juin 1965, lorsque Screamin' Lord Sutch investit la scène du Golf Drouot. 45 ans après, ses souvenirs sont restés intacts...

"J'y étais", comme on dit, au Golf Drouot, le soir où il est passé dans le Temple du Rock'n'Roll de Paris. Je me souviens de son van, avec sur le toit un énorme crocodile. Son set, entrecoupé de poursuites avec ses musiciens avec une énorme hâche, duel avec épées, etc. Ces musiciens, tous habillés avec chemises noires à gros pois blancs, jouaient très fort... Les chemises noires à gros pois blancs m'avaient frappées à tel point que j'ai demandé à ma copine de l'époque qui travaillait dans le prêt-à-porter féminin, de me trouver la même, ce qu'elle a fait. Souvenirs souvenirs. Leurs longues roufflaquettes m'avaient aussi étonnées. Son répertoire, des ics de Little Richard, et ses propres titres dont Jack The Ripper, of course. ... mes copains et moi connaissions Sutch car nous allions de temps à autres à Londres et avions trouvé ses singles. Le vendredi soir, au Golf il y avait le Tremplin où se produisaient 4 ou 5 groupes amateurs ou semi-pro. J'y étais souvent. Le samedi et le dimanche se produisaient un gagnant du Tremplin et un artiste pro comme Vince Taylor, Lord Sutch, etc."

Comme nous le rappelle Robert, Screamin' Lord Sutch était accompagné de sa horde de Savages, arborant de splendides chemises noires à pois blancs (au lieu du complet "Tarzan") et qui comprenait alors une section de cuivre. Au total 8 musiciens: d'un côté, une solide rythmique "Rock", de l'autre, un "Jazz" quartet emmené par l'ancien roadie des Tornados, le saxophoniste "Toots" Tootell. Il est peu probable que le futur fondateur de Deep Purple Ritchie Blackmore fusse du voyage puisqu'à l'époque il venait de quitter les Savages pour rejoindre l'orchestre de Jerry Lee Lewis alors en tournée en Allemagne. En revanche, on peut fort parier qu'Hector, "Le Chopin du Twist", était présent, et que l'idée de se laisser pousser les cheveux ainsi que de dormir dans un cercueil lui soient venu ce soir là. Sa majesté, avec ses facéties peu conventionnelles voire louffoques et son allure franchement débraillée, a du hérissé les poils d'autres spectateurs à défaut de leur en boucher un coin durant cette soirée. N'oublions pas qu'à l'époque - au milieu des années 60 - il était peu courant de voire des chanteurs aussi hirsutes et portant des tenues de scène aussi bariollées. Screamin' Lord Sutch et sa bande ne devaient revenir en France que l'année suivante: à l'occasion du festival de Provins et pour un musicorama à l'Olympia.

Merci à Alain Mallaret du Fanzine dédié au Rock'n'Roll "Roll Call" pour sa contribution http://www.rollcallblog.blogspot.com/ Merci aussi à Alain et Christine, et visiter leur blog consacré à Screamin' Lord Sutch et sa bande http://www.thebookofbands2.blogspot.com/

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24 février 2010

Screaming_Lord_Sutch___The_Savages_fin_64

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DAVE ALIAS "SCREAMING LORD"

“Screaming Lord Sutch & his Savages” traduisez le Seigneur Sutch hurlant et sa horde de Sauvages.

Un membre de la chambre des Lords, amateur de Rock’n’Roll, au pays de sa Majesté Elisabeth II ?!

“Absolutely NOT – of course ! My taylor is perhaps rich but Screaming Sutch is not a nobleman.”

Mais alors qui est ce personnage qui a l’audace d’usurper ainsi un titre de noblesse?

Jusqu’en 1999, date de sa tragique disparition, Dave Sutch s’est produit sous le pseudonyme de Screaming Lord Sutch. Ses spectacles consistaient en des concerts de musique Rock avec des mises scènes généralement inspirées par des films d’épouvante. Il arrivait sur scène dans un cercueil porté par ses musiciens, les Savages – eux mêmes vêtus de peaux de bête comme les hommes des cavernes. Il en surgissait en hurlant avant d’entamer un répertoire de reprises de classiques de Rock’n’Roll de la belle époque – entendez Chuck Berry, Little Richard, Jerry Lee Lewis – alternant avec quelques compositions originales dans le plus pure style goresque : mettant en exergue son penchant pour le « macabre » et vantant les exploits de ses héros favoris – à savoir le séduisant Frankestein, le coquet Dracula ou encore le convivial Jacques L’éventreur. Ses déguisements changeaient selon les chansons, mais ceux qui le caractérisaient le plus étaient bien entendu la parfaite panopli du Lord anglais du 19 ème siècle – costume style « pinguoin » et chapeau haut de forme noir – mais surtout l’accoutrement bien moins élégant du « Sauvage de Bornéo » : fourrure et tête de buffle surmontée de deux énormes cornes. La chanson la plus connue de son répertoire demeure « Jack The Ripper ». Rien à voir avec les valeureux nettoyeurs de nos rues, qui nous réveillent certains matins au son de leurs camions-poubelles, mais un hymne à la gloire d’un des personnages certainement les plus énigmatiques et crapuleux, qui hantait les rues de Londres à la fin du 19 ème siècle. Sur scène, il pourchassait ses musiciens avec une hache géante ou encore effrayant les jeunes filles assises au premier rang en les menaçant avec son énorme… couteau. Ah oui j’oubliais, l’une des particularités de Screaming Lord Sutch était sa coupe de cheveux très en avance pour l’époque : il portait les cheveux très long et ce dès 1960 ! Ne rappelle t’il pas l’un des fleurons de la période Yé-Yé en France ? Mais si bon sang mais c’est bien sûr : Hector, le « Chopin du Twist. » Lui aussi, dans les années soixante, arrivait sur scène dans un cercueil et portait un chapeau haut de forme. En fait, Hector comme Screaming Lord Sutch se sont tous les deux fortement inspirés du jeu de scène du bluesmen noir américain "Screaming Jay Hawkins", auteur de l’inoubliable « I put a spell on You » jusqu’au crane humain servant de porte-bonheur. 

   

Autre particularité commune aux deux soit-disant « chanteurs » chevelus : tous deux étaient accompagnés de musiciens exceptionnels faisant oublier leurs lacunes musicales. Les Savages se sont révélés être une véritable pépinière de Rockstars. Les futurs membres fondateurs de Deep Purple Ritchie Blackmore et Nick Simper y ont fait leurs classes. Le premier pianiste des Savages, Nicky Hopkins loua ses services aussi bien aux Rollingstones qu’aux Beatles, Kinks, Easybeats, Quicksilver Messengers et autres… Un de ses innombrables successeurs deviendra une vedette de la télévision britannique sous le nom de « Paul Nicholas ». Deux autres membres originels des Savages, le batteur Carlo Little et le bassiste Rick Brown, de même que le pianiste Andy Wren, ont donné un sérieux coup de pouce aux Rollingstones à leurs débuts mais ont refusé d’en faire partie intégrante. Entre 1960 et 1999, pas moins d’une centaine de musiciens s’y sont succédés et ont du porté les fameux uniformes velus d’homme des cavernes.

En revanche, contrairement à ce qu’affirmait souvent Screaming Lord Sutch, la totalité du gratin des musiciens rock britanniques n’a pas débuté dans son groupe.

Non – Jimmy Page et John Bonham des Led Zeppelin n’ont jamais fait réellement parti de ses Savages. Le premier n’a fait que participer qu’à quelques sessions d’enregistrement sporadiques avec Sutch au milieu des années 60. Le second le rejoignit pour quelques morceaux qui figurèrent sur le premier album du Lord, bien plus tard, à une époque où le dirigeable s’était déjà bien élancé.

Non – les regrettés Mitch Mitchell et Noel Redding, respectivement batteur et bassiste du Jimi Hendrix Experience, ne s’y sont pas rencontrés. Mais ils se retrouvèrent à l’occasion des dites sessions d’enregistrement post- Experience.

Non – Keith Moon des Who n’y a pas fait son baptême de scène. Cependant, le batteur des Savages, Carlo Little lui donna quelques leçons de batterie.

Serait-ce par excès de mégalomanie ou due à une mémoire visiblement défaillante que Screaming Lord Sutch était persuadé que tous avaient commencé leurs carrières au sein de son groupe dans les années 60 ?  La chronologie des dates était apparemment assez confuse dans son esprit. Ils se souvenait très bien des musiciens qui ont fait carrière dans les décennies suivantes mais absolument pas de ceux qui sont demeurés inconnus et qui pourtant l’ont bel et bien épaulé à une époque où ses débuts étaient guère prometteurs.

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